Archive pour 31 janvier 2013
Un vent allemand sur l’ouverture des Enfants du cinéma
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Le film d’ouverture : Westwind. Deux sœurs est-allemandes vont en vacances en Hongrie et rencontrent deux garçons, de jeunes Allemands de… l’Ouest ! En médaillon, Robert Thalheim, le réalisateur de Westwind , était déjà venu au Festival en 2007 pour accompagner le film Netto.
CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). Une sélection de dix-neuf films internationaux à voir au Metropolis, du 31 janvier au 15 février, avec le Festival des Enfants du cinéma.
LE festival des Enfants du cinéma n’a jamais été aussi en phase avec l’actualité européenne, en l’occurrence, avec la célébration toute récente des 50 ans du traité franco-allemand de 1963. La 23e édition va s’ouvrir demain soir au Metropolis avec Westwind, dernier film du réalisateur allemand Robert Thalheim, qui sera d’ailleurs le parrain du festival.
Au passage, signalons que le festival ardennais a réussi à obtenir une copie 35 mm (sous-titrée en français) de ce film de 2011 qui n’a pas été distribué en France. Mais une seule copie. Westwind est donc rare de ce côté-ci du Rhin.
Raison de plus pour ne pas manquer l’une ou l’autre des cinq séances programmées au Metropolis (ou six… si les lycéens en faisaient leur Coup de cœur !) et dix dans tout le circuit départemental.
Après Netto et Et puis les touristes du même réalisateur allemand, Westwind est une émouvante histoire (vraie) qui raconte les vacances en Hongrie, au bord du lac Balaton, de deux sœurs jumelles est-allemandes, championnes d’aviron, venues s’entraîner pour les prochains JO. On est en 1988, un an avant la chute du Mur… et l’Est ne fricote pas encore avec l’Ouest.
Double déchirure
Mais les deux filles font la connaissance de deux jeunes garçons de leur âge originaires de Hambourg. L’une des deux jumelles tombe amoureuse… au point de songer à ne pas rentrer à l’Est. Va-t-on assister à une double déchirure ? Avec l’autre sœur et avec le « vaterland » communiste ? Quoi qu’il en soit, le sujet de Westwind nous renseigne sur l’état d’esprit d’un peuple qui a dû vivre jusqu’à un passé encore récent des dilemmes familiaux et sociaux dont nous autres Français n’avons même pas idée.
A partir de vendredi, le festival « roulera » avec ses sept séances quotidiennes au Metropolis. Cette année, les organisateurs ont souhaité resserrer les dates (15 jours au lieu de 18 jours jusqu’en 2012). Ce qui fait seize séances de moins. « Cela aura le mérite d’être une édition plus concentrée et plus dense », commente Thibaut Rousseau, le président de l’association des Enfants du cinéma. Mais la sélection 2013 est tout de même de dix-neuf films (plus quelques projections uniques) quasiment tous très récents (au maximum de 2010).
Fin 2012, cette sélection (toujours aussi internationale) a été rectifiée. Shelter du Bulgare Dragomir Sholev passe en projection (unique) de clôture le 15 février. Deux nouveaux films se sont ajoutés : Rebelle, l’histoire d’une ado entraînée malgré elle dans une guerre civile sub-saharienne, et Comme un lion, une fiction-docu de Samuel Collardey (qui avait déjà réalisé L’apprenti, film documentaire d’ouverture du festival de 2010) racontant les mésaventures d’un jeune Sénégalais repéré comme futur prodige du football mais dont le rêve, une fois arrivé en France, se transforme en cauchemar.
Patrick FLASCHGO
Inauguration du 23e Festival des Enfants du cinéma au Metropolis avec « Westwind » de Robert Thalheim, le jeudi 31 janvier à 20 heures (en présence du réalisateur). Voir le site internet lesenfantsducinema.free.fr/
